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mardi 4 avril 2017

Pour un développement durable du Tourisme

Intervention Michel Durrieu - Journée "Tourisme durable" organisée par CCI France et le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international 

 

Comme vous le savez, avec 83 millions de visiteurs étrangers accueillis en 2016, la France est toujours la première destination touristique au monde. Elle attire par ailleurs, chaque année, de plus en plus de touristes internationaux en quête de séjours respectueux de l’environnement et au plus près des habitants. 

La France a de nombreux trésors culturels et immatériels, comme la gastronomie que les touristes classent toujours dans les premiers critères. Mais elle a aussi de nombreux avantages concurrentiels à valoriser sur le créneau du tourisme durable: elle dispose tout d’abord d’un patrimoine naturel d’exception : deuxième domaine maritime au monde abritant 10% des lagons et récifs coralliens de la planète, deuxième destination en Europe pour la diversité des amphibiens, oiseaux et mammifères etc. En Nouvelle Aquitaine par exemple il y a un million d’hectares de forêt, c’est aussi la première réserve mondiale de biosphère UNESCO (bassin de la Dordogne).

La France est également classée en deuxième position des destinations mondiales du tourisme à vélo, et dispose de plus de 115 000 km d’itinéraires de promenade et de randonnées …

On notera également qu’elle dispose de plus de 8500 km de voies navigables, soit le plus long réseau fluvial exploitable d’Europe. C’est pour cela que Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du développement international, avait chargé Jacques Maillot, fondateur de Nouvelles Frontières, d’élaborer une feuille de route sur les croisières fluviales et maritimes. De nombreuses mesures ont permis de structurer l’offre et de mobiliser les acteurs. VNF a en particulier fait du tourisme une priorité et les voies navigables et les chemins de halage sont maintenant intégrés dans notre stratégie d’écotourisme, et dans notre politique de tourisme durable.
 
La liste est encore longue des atouts de notre pays…

Pour autant, son potentiel en matière de tourisme durable (et en particulier d’écotourisme) reste insuffisamment reconnu sur la scène internationale.

Dans ce contexte, le Ministère des affaires étrangères et du développement international a créé un pôle d’excellence dédié à l’ « écotourisme » afin de développer et mettre en lumière des offres attractives. Sont alors valorisés l’itinérance douce (à pied, à vélo, en bateau, à cheval) et les modes d’hébergement à proximité de la nature et des populations locales. Sous l’égide de Guillaume Cromer, directeur d’ID-Tourism et président du réseau national Acteurs du Tourisme Durable (ATD), une quarantaine d’acteurs publics et privés ont été auditionnés.
Dans une feuille de route établie à l’issue de ces échanges, le pôle s’est donné plusieurs objectifs visant à promouvoir le tourisme durable et la France comme destination phare de l’écotourisme. Il s’agit ainsi d’améliorer les capacités d’hébergement et les services associés, promouvoir le cyclotourisme, développer le tourisme fluvial et plus généralement les itinéraires écotouristiques, notamment les sentiers de randonnée. Des opérations de communication et de structuration de l’offre sont également menées.
Atout France, opérateur public chargé du développement touristique de la France, participe,  à travers son cluster dédié, à la mise en œuvre de ces missions. Un MOOC (Formation en ligne) dédié à l’écotourisme est en cours de réalisation. Les autres acteurs clés de l’écotourisme s’investissent également dans la mise en œuvre de cette feuille de route (la Caisse des Dépôts avec un projet de plateforme en ligne « Mon tour de France » visant à commercialiser des séjours de slowtourisme, VNF a organisé la première journée nationale dédiée au tourisme fluvestre la semaine dernière) etc.

Les services du Premier Ministre ont lancé fin mars, dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA 3) un appel à manifestation d’intérêt sur le thème des « Territoires d’innovation de grande ambition » qui financera des projets innovants dédiés au tourisme, et en particulier s’ils répondent aux enjeux de la transition écologique.

De plus, au-delà du pôle d’excellence consacré à l’écotourisme, la France promeut le tourisme durable dans ses accords de coopération bilatéraux. En effet, face à une demande croissante d’accompagnement sur la création d’offres répondant aux objectifs du développement durable, des acteurs publics et privés français du secteur viennent apporter leur expertise en la matière. Cela concerne notamment les accords passés avec Cuba, le Mexique, le Vietnam, l’Indonésie ou encore la Corée du Sud. En octobre, nous avons par exemple mobilisé la région Bretagne pour venir témoigner en Indonésie de ses pratiques en matière de tourisme durable et permettre des transferts d’expertise.

Au niveau multilatéral, la France est également chef de fil d’une instance nommée « 5+5 tourisme » réunissent 5 pays du Sud de l’Europe et 5 pays du Nord de l’Afrique et travaille depuis la COP22, avec ces partenaires sur la thématique du tourisme et des changements climatiques. La France est également associée aux travaux du Programme des Nations Unies pour l’Environnement sur les modes de productions et de consommations durables (10YFP). Par ailleurs, en tant que membre du conseil exécutif de l’OMT (Organisation Mondiale du Tourisme), elle suit attentivement les initiatives qui y sont engagées en faveur du tourisme durable.

Enfin, à l’export, le ministère tend également à soutenir des filières et entreprises présentant un savoir-faire innovant en matière de tourisme durable. Cela concerne par exemple l’aménagement des territoires de montagne, le développement de ports de plaisance durables avec des expérience comme Odyssea, ou encore l’écotourisme avec des pépites comme Huttopia qui étend aujourd’hui son activité de campings natures en Chine…

Nous nous réjouissons de l’initiative des Nations Unies de proclamer 2017 comme Année internationale du tourisme durable. Elle présage d’une implication grandissante de la France et des acteurs du tourisme, publics et privés, sur cette thématique primordiale à nos yeux et que nous portons autant que possible en interne. Nous sommes en effet convaincus que chacun, à son échelle, peut faire sa part… Et qu’ensemble, nous pourrons donner corps à cet évènement mondial. 

Livre Michel Durrieu: Tourisme, La France n°1 mondial - Éditions Cherche Midi

mardi 14 février 2017

La Formation un des côtés du carré du succès de la stratégie tourisme - MOOC Accueil

Laurent Fabius avait rappelé lors de la première conférence annuelle du tourisme que la formation était l'une des priorités de la stratégie tourisme pour que la France reste la première destination mondiale.
Dans mon livre "Tourisme, la France n°1 mondial" j'explique: "Le ministre nous demandera expressément de créer au plus vite une Conférence des écoles d’excellence de tourisme et d’hôtellerie, ainsi qu’une chaire de recherche tourisme, respectivement propositions 34 et 40 du rapport final du Conseil de Promotion du Tourisme. Il nous demandera aussi de renforcer « les formations à distance dans le tourisme », proposition 35, par le lancement d’un MOOC avec Atout France pour former les professionnels du tourisme à l’accueil, en tenant compte des spécificités de chaque marché d’origine des touristes étrangers."
La saison 1 du MOOC Accueil France (lancé le 15 décembre 2015, par Laurent Fabius), première formation en ligne dédiée à l’accueil des clientèles internationales (Chinois, Allemands, Néerlandais, Belges, Britanniques et Indiens), s’est achevée le 31 janvier 2017. Cette formation digitale, proposée par Atout France et Tourism Academy, a connu un véritable succès : près de 1 500 inscrits, des taux d’engagement et de réussite très élevés, un niveau de satisfaction et des retours enthousiastes des apprenants en provenance de toute la France et exerçant tous les métiers du tourisme. Au-delà de son aspect innovant et ludique (quizz, battles), les professionnels ont particulièrement apprécié la pertinence des contenus mis à leur disposition, qui leur permettent de façon très opérationnelle et d’améliorer leur accueil et leurs services aux clientèles internationales.

Matthias FEKL, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger, a remis leur trophée aux 3 lauréats de la saison 1 du MOOC Accueil France, lors d’une cérémonie officielle au Quai d’Orsay.




Résultat de recherche d'images pour "a remis leur trophée aux 3 lauréats de la saison 1 du MOOC Accueil France"Mardi 14 février 2017, les 3 lauréats de cette 1re saison du MOOC ont été récompensés de leur implication et leurs résultats lors d’une cérémonie au Quai d’Orsay où Matthias Fekl, secrétaire d’État en charge du Tourisme, leur a remis les trophées de l’accueil 2016. Christian Mantei, Directeur général de Atout France, et Marie Bergereau, Directrice générale de Tourism Academy, ont par ailleurs annoncé le lancement, ce printemps, de la saison 2 du MOOC Accueil France. 
Une nouvelle version intégralement dédiée aux clientèles européennes qui permettra de découvrir les clés de l’accueil des clientèles allemandes, belges, néerlandaises, britanniques, et, nouveauté de cette 2e édition, des clientèles espagnoles et italiennes.

Pour compléter ce dispositif j'ai pour ma part annoncé le lancement, en 2017, de deux nouvelles formations MOOC sur les thématiques prioritaires de l'oenotourisme et  de l'écotourisme. 

Pour commencer sa formation : http://mooc-accueil.fr/

mercredi 11 janvier 2017

"Désormais le tourisme est reconnu comme un sujet majeur et un secteur prioritaire"

L'interview de Michel Durrieu, auteur de « Tourisme, La France n°1 Mondial » sur TourMag - 11 Janvier 2017

Michel Durrieu : "désormais le tourisme est reconnu comme un sujet majeur et un secteur prioritaire"Ce mois-ci, Michel Durrieu sort un livre intitulé « Tourisme, La France n°1 Mondial » ,sur son expérience au Ministère des Affaires Etrangères dans lequel il dresse un état des lieux du tourisme en France. A cette occasion il répond aux questions de TourMaG.com. 

 

TourMaG.com - Pourquoi ce livre ?

Michel Durrieu : J’ai voulu avant tout raconter mes deux premières années en charge du tourisme au Ministère des Affaires étrangères, une aventure extraordinaire vécue de l’intérieur. J’avais peur d’oublier la démarche suivie et le travail réalisé pour définir et mettre en œuvre une stratégie pour la destination France. Il était donc urgent d’écrire et de publier cet ouvrage pour qu’il serve de référence. Je pense en effet que cet ouvrage peut être utile pour les politiques, pour les professionnels du secteur, mais aussi pour tous les étudiants qui pensent travailler dans les métiers du tourisme. Il doit permettre de comprendre le secteur, d’anticiper les évolutions et d’adapter l’offre pour mieux répondre aux nouvelles attentes des touristes étrangers.

TourMaG.com - La France pense-t-elle aujourd’hui son tourisme différemment (les attentats terroristes mis à part) par rapport à 5-10 ans auparavant ? Qu’est-ce qui a changé/s’est maintenu?

Michel Durrieu : La France et le tourisme ont vécu une évolution importante sur cette période. Les attentes des voyageurs ne sont plus les mêmes, les canaux d’information et de réservation ont évolué avec l’accélération de l’utilisation d’internet, l’omniprésence des réseaux sociaux, l’adoption massive des supports mobiles et de l’hyper-connectivité. Les comportements d’achat ont changé, les modes de déplacement et d’hébergement aussi. La France ne peut donc plus penser son tourisme comme il y a 5-10 ans.

La France, prenait du retard et notre offre ne correspondait plus aux attentes nouvelles des touristes internationaux et en particulier ceux provenant des pays à fort potentiel comme la Chine, l’Inde, le Brésil, mais aussi de pays plus matures comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. C’est en rencontrant les professionnels et en faisant cette analyse que Jean-Marc Ayrault, alors premier Ministre, avait lancé les Assises du tourisme en novembre 2013.Il souhaitait faire un diagnostic du secteur et définir les axes prioritaires des évolutions futures indispensables pour défendre une activité qui représentait plus de 7% de notre richesse et près de 2 millions d’emplois non délocalisables.

Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international en charge du Tourisme en a conclu les travaux en juin 2014 et a annoncé les premières mesures d’urgence. Il a ensuite imposé une méthode pour définir au plus vite une stratégie pour la destination France.

Le tourisme a depuis 2015, certainement pour la première fois, une stratégie et des objectifs. Ils ont été confirmés par Jean-Marc Ayrault lors de la deuxième conférence annuelle du tourisme en novembre 2016.

Depuis deux ans quatre chantiers prioritaires ont permis de faire évoluer à la fois les mentalités, les démarches et les politiques : l’investissement, la formation, le numérique et l’accueil. On peut dire que tout a changé, mais le tourisme reste un trésor national avec une grande diversité et des professionnels d’exception.

Comment la France est-elle perçue à l'international ?

TourMaG.com - Quelles perceptions ont les professionnels du tourisme étrangers de la France comme destination touristique ?

Michel Durrieu : L’image de la France est exceptionnelle et notre pays reste la première destination mondiale. Les touristes du monde entier citent la France comme la première ou l’une des premières destinations qu’ils souhaiteraient visiter ou revisiter. Les professionnels le savent et doivent répondre à cette attente en programmant une offre adaptée.

Lors de la deuxième conférence annuelle du Tourisme au Quai d’Orsay le 17 novembre dernier, M. Zubin Karkaria, président-directeur-général mondial du groupe Kuoni a rappelé le potentiel d’attractivité de nos territoires et la richesse de nos patrimoines, culturels, naturels, mais aussi immatériels comme la gastronomie. Il a exhorté les professionnels français à continuer le travail engagé et a rappelé la chance que nous avons de posséder autant d’atouts.

Lors des différents déplacements à l’international, les tour-opérateurs et les distributeurs expriment toujours leur attachement à notre pays, qui fait toujours autant rêver, et leur volonté de programmer de nouveaux territoires.

Alors bien sûr il y a aussi parfois des demandes d’amélioration de notre accueil, de notre offre, pour atteindre l’excellence attendue par les touristes étrangers qui viennent en France. Mais, je crois pouvoir dire que le rayonnement et l’attractivité de notre pays ne sont pas remis en cause et que la destination France reste une référence.

TourMaG.com - Les attentats récents en France ont eu un impact important sur les voyageurs étrangers. Qu’est-ce qui, selon vous, peut faire changer les mentalités des voyageurs et des voyagistes ?

Michel Durrieu : Effectivement, les mentalités des voyageurs et des voyagistes ont évolué. Ils souhaitent être rassurés par la mise en place de mesures de sécurité, ils réservent plus tard, ils souhaitent plus de flexibilité pour modifier leurs réservations. Ils sont certainement plus volatiles. Mais ces évolutions étaient déjà perceptibles depuis plusieurs années. Elles se sont amplifiés et accélérées. Mais les évènements de l’année passée ont aussi montré l’importance du travail réalisé en France et la nécessité de continuer et d’intensifier les actions menées.

La résilience de la destination France est importante en particulier parce que le secteur est maintenant mieux structuré, la qualité de l’accueil accrue, l’offre sur l’ensemble du territoire plus lisible et visible et qu’il existe des financements pour accompagner les investissements indispensables pour s’adapter et se préparer aux nouvelles attentes des touristes étrangers et aux contraintes de sécurité et de gestion des flux. Pendant cette période difficile, les professionnels ont su aussi adapter leur offre tarifaire et le gouvernement a su réagir en lançant un plan d’urgence pour le tourisme avec plus de 40 millions d’euros pour la sécurité, la promotion touristique, l’appui aux professionnels. Mais il faut continuer à travailler sur le plus long terme en intégrant bien sûr les nouvelles contraintes et les nouvelles attentes. La stratégie doit rester la même avec des actions de relance indispensables pour retrouver rapidement la croissance et pour garantir les revenus et les emplois liés au tourisme.

Certaines destinations, comme Paris et la Côte d’azur, ont été plus particulièrement affectées. Mais il y a des raisons d’espérer. Les commandes pour les mois à venir pour l’ensemble du territoire sont encourageantes, en hausse de plus de 5% pour l’instant et même plus de 30% pour les japonais et 20% pour les américains.

Le travail réalisé par Atout France, l’opérateur de l’Etat en charge de la promotion du tourisme, doit être salué. Les actions menées ont permis de rétablir un climat de confiance avec les professionnels du monde entier en un délais très court. Des actions de sensibilisation, des évènements en France et à l’étranger, destinés aux professionnels et journalistes étrangers, ont rassuré et accompagné la résilience de la destination France. Des moyens ont aussi été engagés par l’opérateur, dans le cadre du plan de relance, pour promouvoir nos marques et nos territoires sur les réseaux sociaux. L’e-réputation est maintenant le vecteur de communication prioritaire pour convaincre les voyageurs du monde entier de venir en France.

Alors, bien sûr nous le voyons il faut faire évoluer les mentalités des voyageurs et des voyagistes mais il faut aussi et surtout continuer à adapter notre offre en fonction des nouvelles attentes, qui vont continuer à évoluer. Les professionnels du secteur ont cette capacité, ils l’ont prouvé.

Tourisme et perspectives 

TourMaG.com - L’objectif des 100 millions de visiteurs en 2020 est-il toujours envisageable ?

Michel Durrieu : Jean Marc Ayrault l’a rappelé, l’objectif reste d'accueillir 100 millions de visiteurs étrangers d’ici à 2020, "à condition que l'ensemble des acteurs continuent à se mobiliser et prennent en compte la nouvelle donne du tourisme mondial".

Rappelons que le nombre de touristes internationaux dans le monde a atteint 1,2 milliard en 2015 et en comptera plus de 2 milliards en 2030.

TourMaG.com - Les solutions, actions mises en place, le bilan dressé par « Tourisme, la France n°1 mondial » seront-ils des atouts pour poursuivre une politique de développement/consolidation touristique ?

Michel Durrieu : Je pense que cela ne fait aucun doute et les professionnels l’ont reconnu.

Les politiques et les Français, aussi, ont pris conscience de l’importance du secteur, pour notre économie, nos emplois et nos territoires. Cette évolution était importante et nécessaire.

La structuration et le développement de l’offre et la formation doivent rester des priorités. Les investissements dans le secteur sont importants et l’ensemble du territoire bénéficie maintenant de la dynamique créée. C’est le meilleur indicateur pour dire qu’il faut poursuivre.

La structuration de l’offre, l’amélioration de la connectivité aérienne de nos aéroports régionaux, et le rattrapage en terme d’hébergement dans des zones touristiques à fort potentiel sont autant de chantiers que nous devons continuer à accompagner.

TourMaG.com - Avec les élections présidentielles qui s’en viennent, pensez-vous que le tourisme en France reste toujours un sujet majeur au sein des débats ?

Michel Durrieu : Peut-on envisager qu’une activité qui représente plus de 7,5 % de notre richesse, près de 2 millions d’emplois, avec un potentiel de croissance de plus de 2% annuel peut ne pas être un sujet majeur ?

Le président de la République François Hollande avait surpris tout le monde, aux derniers jours d’août 2013, en annonçant devant les ambassadeurs de France réunis à Paris que le tourisme devait être « érigé en grande cause nationale ».

Maintenant cela ne surprend plus personne, le tourisme est reconnu comme un sujet majeur et un secteur prioritaire. 

jeudi 20 octobre 2016

Rencontres d’affaires et l’événementiel : un nouvel élan pour un secteur clé de l’attractivité touristique française

Lors des travaux du Conseil de promotion du tourisme, il avait été identifié que le secteur des rencontres professionnelles et événementielles est souvent oublié par les pouvoirs publics. Pourtant, il génère chaque année, en France, des retombées économiques évaluées à 5,8 milliards d’euros. Les participations d’entreprises à des foires ou salons ont aussi permis de dégager un chiffre d’affaires de 30,5 milliards d’euros, dont 68 % au bénéfice d’entreprises
françaises en 2014. C’est un levier considérable pour nos entreprises, leur permettant de démontrer leur savoir-faire et leur offrant de réelles opportunités d’exportation. C’est aussi et surtout un facteur d’attractivité pour notre pays. Pourtant, il existe sur ce segment de marché à la fois une nécessité de structuration de l’offre et une attente des professionnels pour fédérer les acteurs publics et privés. Lors de la Semaine des ambassadeurs, en août 2015, je suis le modérateur d’une table ronde sur le sujet. Elle est présidée par Matthias Fekl, avec à ses côtés Sébastien Bazin (P.-D.G. du groupe Accor), Augustin de Romanet (P.-D.G. d’Aéroports de Paris) et Matthieu Rosy (directeurgénéral d’Unimev). L’objectif est de sensibiliser le réseau diplomatique sur l’importance de ce marché et sur le rôle stratégique que les ambassadeurs peuvent jouer auprès des entreprises et des décideurs implantés dans leur pays. Une liste des foires et salons stratégiques est dès lors réalisée et une feuille de route définie. Quelques semaines plus tard, sous l’impulsion de Matthias Fekl et du ministre de l’Économie, il est décidé de lancer un comité de filière spécifique « rencontres d’affaires et événementiel ». Les cabinets des deux ministères sont directement impliqués. Les travaux de préfiguration de la filière sont réalisés par la mission tourisme du MAEDI et par la sous- direction des services aux entreprises de la DGE. Nous choisissons Renaud Hamaide, directeur général de Comexposium, pour piloter les travaux. En quelques semaines, nous identifions les acteurs à associer. Ils seront une centaine à être auditionnés, au premier semestre 2016, sous le format éprouvé du Conseil de promotion du tourisme. Les travaux sont menés autour de trois thèmes : promotion et attractivité ; infrastructures ; événements. La machine est en route. Les propositions sont formulées, les professionnels mobilisés. Le lancement officiel du comité de filière, en présence de représentants des deux ministères, est programmé lors du Salon international de l’alimentation (SIAL) en octobre 2016. (lire "Tourisme, la France n°1 mondial" - Michel Durrieu - Édition du Cherche Midi)

Signature du contrat de filière pour les rencontres d’affaires et l’événementiel.

Christophe Sirugue, Secrétaire d’État chargé de l’Industrie et Matthias Fekl, Secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger ont signé le jeudi 20 octobre le contrat de filière « rencontres d’affaires » avec Renaud Hamaide, Président du groupe Comexposium et préfigurateur de la filière.



L’industrie des rencontres et évènements professionnels représente un secteur majeur pour l’économie française : 120 000 emplois en dépendent (foires, salons, congrès et réunions d’entreprises), et le secteur contribue à la valorisation de l’offre française à l’export. Le contexte actuel du secteur touristique en France exige une mobilisation forte et collective des acteurs de la filière pour permettre à la France de maintenir et renforcer sa place parmi les pays leaders dans ce domaine à l’échelle internationale.

Fruit de cette démarche, le contrat de filière recense 21 actions, dont 5 d’application immédiate. Les mesures adoptées concernent spécifiquement :
       • La promotion à l’international de l’offre française et l’amélioration de l’accueil des touristes ;
       • La modernisation des infrastructures, notamment celles relevant du numérique ;
       • Le renforcement de la performance des activités connexes (sécurité, culture, accueil dans les aéroports et gares).

Les actions retenues visent à répondre aux besoins de l’ensemble des entreprises de la filière, de toute taille et tous métiers confondus. Elles ont aussi pour ambition d’augmenter les retombées économiques pour les entreprises et les territoires accueillant ces manifestations. Ces actions se concentreront, dans un premier temps, sur des événements existants, que leur taille et leur degré d’internationalisation désignent comme prioritaires, avant un élargissement ultérieur à d’autres événements.

Les actions les plus emblématiques sont :

      • La création d’un « pack d’appui » pour une liste de 30 salons prioritaires, comportant notamment la présence de hautes personnalités aux inaugurations, l’amélioration du parcours client dans les infrastructures de transport, et l’association d’initiatives publiques de promotion de l’image de la France comme Créative France ;
     • Le renforcement de la couverture numérique des sites d’accueil ;
     • L’incitation pour les visiteurs et exposants à prolonger leur séjour en proposant des programmes d’excursions culturelles et en facilitant l’accès aux grands nœuds de transport ;
     • Le soutien à l’exportation de la filière, en créant un volet dédié aux rencontres d’affaires et à l’événementiel dans le programme d’appui aux entreprises du tourisme « French Travel », et en promouvant la géo-duplication des 30 salons prioritaires ;
      • Le renforcement des formations au sein de la filière et le soutien à leur promotion.

Les signataires ont été : AccorHotels ; Air France-KLM ; Atout France ; Business France ; CCI France ; CCI Paris Ile-de-France ; Créatifs ; Comexposium ; CRT Ile de France ; Destination Régions ; Disney Business Solutions ; FFTélécoms (Fédération Française des Télécoms) ; France Congrès et Événements ; GL Events ; GNC (Groupement National des Chaînes hôtelières) ; GNI (Groupement National des Indépendants) ; Hopscotch ; Orange ; OTCP (Office de Tourisme et des Congrès de Paris) ; Paris Aéroports ; Promosalons ; Reed Expositions ; Reed Midem ; SNES (Syndicat National des Entreprises de Sécurité) ; Tourisme et Territoires ; UAF (Union des Aéroports Français) ; UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) ; UNIMEV (Union Française des Métiers de l’Evénement) ; UNPLV (Union Nationale pour la Promotion de la Location de Vacances) ; VIPARIS

 

mercredi 19 octobre 2016

Réunion de pilotage du plan de relance tourisme avec les régions de France

Matthias Fekl et Martine Pinville ont réuni au Quai d’Orsay les représentants des territoires pour échanger sur les priorités du plan de relance tourisme de 10 millions d’euros pour la promotion à l’international.

© MAEDI
Dans la continuité du comité d’urgence économique pour le tourisme réuni le 13 septembre 2016 par Jean-Marc Ayrault et de la communication en conseil des ministres du 19 octobre sur le bilan de la fréquentation touristique, Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger et Martine Pinville, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire ont réuni l’ensemble des régions de France ainsi que les territoires les plus affectés par des baisses de fréquentation.

Cette réunion a permis d’aborder les grands axes de coopération entre l’Etat et les territoires, à savoir :
  • le développement de la marque « qualité tourisme », la mise en œuvre des contrats de destination et des SPOTT,
  • le départ en vacances des Français dans notre pays,
  • l’adaptation de la formation aux nouvelles attentes des touristes
  • la mobilisation de la plateforme France Développement Tourisme pilotée par la Caisse des Dépôts et dotée de 1 milliard d’euros pour le développement de l’offre touristique.
Cette réunion a également permis d’associer l’ensemble des acteurs aux décisions relatives à la ventilation du fonds exceptionnel de 10 millions d’euros débloqué par le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international pour renforcer les actions de promotion internationale.

Enfin, Matthias Fekl, Martine Pinville et les représentants des territoires ont exprimé leur souhait de renforcer les actions conjointes en direction des touristes français et internationaux.
Dans ce cadre, un premier fléchage a été présenté. Il comprend quatre axes stratégiques destinés à renforcer les actions de promotion de l’opérateur Atout France à l’étranger :
  • Un volet e-réputation afin d’amplifier les actions déjà entamées sur internet et sur les réseaux sociaux
  • Des campagnes à destination du grand public sur les principaux marchés cibles avec des actions renforcées sur les destinations les plus touchées par les baisses de fréquentation. A ce titre, les ministres ont rappelé leur mobilisation pour soutenir les actions en cours de construction par les destinations et créer un effet de levier. Ces actions seront cofinancées par le fonds de 10 millions, les collectivités territoriales et les acteurs privés. L’objectif est également de renforcer la promotion des évènements sportifs, culturels ou professionnels à venir afin de susciter une urgence de visite
  • Un renforcement de la présence et la visibilité de l’offre française sur les salons professionnels et grands publics.
  • Enfin, un fonds spécifique destiné à renforcer la communication et la promotion de la destination France lors d’évènements déjà programmés par le réseau diplomatique français.
  • Etaient conviés à participer l’ensemble des vice-présidents de régions en charge du tourisme, des représentants des départements (Tourisme et Territoires), les offices du tourisme et des congrès de Nice et de Paris, Atout France et les services ministériels en charge du tourisme.

jeudi 21 avril 2016

Signature de l’Accord-cadre Odyssea Croissance et Tourisme Bleu Caraïbes

L’Accord-cadre Odyssea Croissance et Tourisme Bleu Caraïbes a été signé le 21 avril 2016, au Marin (Martinique), en présence de M. Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, et avec le soutien de Mme George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer. Il a pour objet le soutien de la candidature au Programme Interreg Caraïbes, des partenaires du programme Odyssea Croissance et Tourisme Bleu Caraïbes 2016-2020.
Le projet de coopération Odyssea Croissance et Tourisme Bleu Caraïbes intègre les bénéficiaires français de la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, de Saint Barthélémy et Saint-Martin qui s’engagent à proposer aux pays tiers des Caraïbes suivants : Mexique, Cuba, République Dominicaine, Colombie, Sainte-Lucie, de s’associer à la création, à partir des ports de plaisance, d’un grand thème d’Itinéraire culturel des voies maritimes et historiques des Caraïbes.
C’est un projet stratégique de développement territorial durable en lien avec les entreprises et les acteurs locaux engagés. Il s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération des villes-ports, la gestion intégrée des zones côtières, la protection de la biodiversité, la croissance bleue et la mise en réseau (coopération, bonnes pratiques – échanges d’expériences) des îles – régions maritimes.
Un soutien de l’Etat français réitéré et concrétisé
Le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, M. Matthias Fekl, en s’adressant aux partenaires Odyssea Caraïbes, a souligné « le travail exemplaire et emblématique de ce qui doit être construit ici » dans le cadre de ce programme.
Michel Durrieu, directeur du Pôle Tourisme au ministère des Affaires étrangères et du Développement international, a déclaré, à l’occasion de cette signature : « Le Mexique, la Colombie et Cuba ont dores et dejà exprimé leur intérêt pour le programme Odyssea Croissance et Tourisme Bleu Caraïbes. Je présenterai, au nom de la France, ce dossier à Cuba, le 04 mai 2016, devant le Conseil Amérique de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), à l’ensemble des pays de la zone. L’OMT étudiera à ce moment-là son soutien à la démarche Odyssea ».

 Etaient notamment présents pour cette signature, aux côtés de Monsieur le ministre :
– M. Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Martinique
– M. Jean-Jacques Narayaninsamy, sous-préfet arrondissement du Marin
– M. Michel Peltier, directeur de la mer de la Martinique
– M. Michel Durrieu, directeur du Pôle Tourisme au ministère des Affaires étrangères et du Développement international
– M. Alfred Marie-Jeanne, président de la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM)
– M. Eugène Larcher, président de la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud Martinique (CAESM)
– M. Rodolphe Désiré, maire de la Ville du Marin
– M. Serge Pallarès, président de la Fédération Française des Ports de Plaisance (FFPP)
– M. Jean-Claude Méric, vice-président de la FFPP délégué au Tourisme, SG de la Fédération Française de Voile
– M. Philippe Calamel, directeur du GEC Odyssea

lundi 21 mars 2016

Gastronomie: Goût de France/ Good France et la diplomatie de l'assiette



Entretien avec Jean-Louis Nomicos restaurateur et chef étoilé dans le restaurant "Les Tablettes" à Paris, et Michel Durrieu, qui s'occupe de promouvoir le tourisme et la gastronomie française pour le compte du Ministère français des affaires étrangères. 
Le jour du printemps, lundi 21 mars 2016, plus de 1700 chefs sur 5 continents vont célébrer la gastronomie française. Dans chaque restaurant participant, sous la forme d’un dîner, l’événement rendra hommage à l’excellence de la cuisine française, sans doute l'une des meilleures "ambassadrices" de la France à l'étranger ! Nos invités nous racontent cette 2ème édition de l'opération "Gouts de France - Good France".

La deuxième édition de l’opération "Goût de/Good France" a eu lieu le 21 mars 2016 à l’initiative du chef Alain Ducasse et du ministère des affaires étrangères et du développement international.


Partout dans le monde, 1700 restaurants et 150 ambassades ont mis la gastronomie française à l’honneur.


En promouvant l’art de vivre à la française et les produits des terroirs, l’édition 2016 a mis particulièrement en avant le savoir-faire des jeunes chefs et les liens avec leur région.
A Paris, Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, s’est rendu dans trois lieux emblématiques : un bistrot de qualité (Bistro Paradis), le restaurant Allard et un restaurant de haute gastronomie (le Meurice), où il a remercié les partenaires de cette opération.

Sur les cinq continents, de très nombreux dîners ont été organisés avec le soutien de nos ambassades. A Londres par exemple, le chef de l’ambassade Gilles Quillot a donné en amont de l’opération une "master class" au restaurant de la prison de Brixton (The Clink) qui a participé à "Goût de/Good France". Ouvert au public, il est géré par une association qui forme les détenus aux métiers de la restauration pour faciliter leur réinsertion.

jeudi 16 avril 2015

Jean Bernard Falco -Retour d'expérience : "Comment j'ai négocié mon développement en Chine"

Jean-Bernard Falco, le président-fondateur de Paris Inn Group, a été nommé fédérateur des entreprises de tourisme à l'export en novembre 2014 par Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international. Il explique son projet pour l'hôtellerie en Chine.



L'Hôtellerie Restauration : Paris Inn Group a été le premier hôtelier indépendant à réaliser un joint-venture en Chine avec un groupe local. Quelles ont été vos motivations avec ce projet ?

Jean-Bernard Falco : nous sommes partis du constat que le tourisme chinois allait être prépondérant d'ici quelques années sur tous les marchés mondiaux. En 2013, le tourisme chinois représentait 1,7 million de nuitées en France, et devrait en représenter cinq fois plus dans les cinq prochaines années. Il faudra donc savoir répondre à leurs attentes ; la meilleure façon de les comprendre, c'est en étant chez eux. Pour nous installer, nous devions nous associer avec un opérateur local. C'est ce que nous avons fait en créant ce joint-venture avec Plateno Group, l'un des trois plus gros opérateurs chinois. Il possède 3 000 hôtels, 60 000 salariés et réalise 1,6 milliard de dollars de chiffre d'affaires consolidé. De notre côté, notre réseau est constitué de 30 hôtels, 700 salariés, et nous réalisons 100 millions de dollars de chiffre d'affaires.
 
Comment a été finalisé le joint -venture ?

Le budget global représentait 50 M$ [46 M€]. Nous avons apporté nous-mêmes 2 M€ répartis entre un prêt BPI à hauteur de 825 000 €, un prêt complémentaire de HSBC à hauteur de 825 000 € et le reste en fonds propres.

Les délais d'obtention des prêts ont-ils été longs ?

Non, nous n'avons mis que six mois pour trouver un terrain d'entente avec notre partenaire chinois et moins de trois mois pour obtenir les fonds. Dans ce projet, nous avons également été accompagnés par Business France à Guangzhou, et par la société Pramex, filiale du groupe Banque Populaire Caisses d'Épargne, qui aide les établissements de taille intermédiaire [ETI] et les PME dans leur phase de création et d'installation. Nous étions aussi en étroite relation avec la société Organisation Conseil Audit [OCA], représentée par Claude Li, le directeur, du Chinese Desk, qui a été un facilitateur du projet.

Quels sont les gains que vous retirez de ce projet à la française en Chine ?

Le premier est d'être le premier groupe d'hôtels indépendant à avoir réussi un joint -venture, ce qui va nous permettre de déployer une nouvelle enseigne de luxe à la française sous la marque Maison Albar en Chine. Le réseau sera constitué de boutique-hôtels design d'environ 100 chambres, de type 5 étoiles, qui seront considérés en Chine comme représentatifs de l'élégance à la française. Le rythme de développement a été fixé à 50 hôtels pour ces trois prochaines années et 200 d'ici dix ans.

Si l'esprit familial de notre projet et le côté spécifique de nos hôtels ont séduit les Chinois, nous avons été remarqués également par le ministère des Affaires étrangère et du développement international, qui m'a nommé fédérateur de la famille tourisme à l'export, pour toutes les PME et ETI de cette grande famille. On pourra y retrouver toute la gamme d'entreprises indépendantes réunies dans un même lieu, de la gastronomie au bien- être, en passant par la mode et la décoration.

Quels sont les freins à ce type de projet ?

Il y en a trois. Le premier est la barrière de la langue. Si les dirigeants peuvent se faire aider par leurs équipes dans certains cas, il est indispensable de recourir à un interprète, en Chine par exemple. En ce qui nous concerne, nous avons été très bien accompagnés par la société OCA. Le deuxième, c'est les ressources humaines. Comment faire, et avec qui ? Business France, la structure qui réunit depuis le 1er janvier UBI France et l'AFII, est remarquablement efficace. Elle peut mettre à disposition des volontaires à l'international qui accompagnent les entreprises, via leur bureau local d'implantation. Le troisième frein concerne le financement. Là encore, grâce aux efforts de Bpifrance et à leur offre particulièrement adaptée comme le prêt export, les obstacles sont réduits. D'autant que d'autres dispositifs, représentés par des fonds propres ou des quasi fonds propres complètent le financement.

Votre projet en Chine fait office d'exemple pour les autres. Quelle est votre feuille de route en tant que fédérateur ?

Nous pouvons monter des projets rapidement, simplement et de manière efficace grâce la task force que j'ai créée au sein de notre filière avec des représentants de Business France, Bpifrance et Atout France, véritable équipe France à l'international. En quatre mois, une trentaine d'entreprises nous ont rejoints, dans les quatre principaux domaines que je fédère : la montagne, les parcs d'attraction, les ports de plaisance et le bien-être. Notre filière est accompagnée et suivie par Michel Durrieu, responsable du pôle tourisme au ministère. Un nouveau label, French Travel, sera lancé et présenté lors des prochaines assises du tourisme au cours du dernier trimestre de l'année 2015. Pour nous, l'objectif diligenté par le ministre est simple, dynamique et ambitieux : multiplier par dix au moins le chiffre d'affaires des entreprises sélectionnées et labellisées grâce à l'international. C'est en bonne voie.

Catherine Avignon

dimanche 15 mars 2015

Nomination de Jacques Maillot comme chargé de mission pour le développement des croisières maritimes et fluviales

Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, a reçu le 3 mars JacquesMaillot. Il a décidé, avec Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des transports, de la mer et de la pêche, de nommer M. Maillot comme chargé de mission pour les croisières maritimes et fluviales. Sur ces deux marchés touristiques en pleine croissance, la France occupe aujourd’hui en effet une position en deçà de son potentiel, qu’il s’agit de développer fortement.

Photo : MAEDI/F. de la Mure
Fondateur de Nouvelles Frontières, membre indépendant du conseil de surveillance de la Compagnie des Alpes depuis 2004, Jacques Maillot dispose d’une expérience reconnue dans le domaine du tourisme, qu’il mettra au service du développement du secteur français des croisières maritimes et fluviales.
Cette mission est bénévole.

Jacques Maillot explique sa nomination sur RMC et cite Michel Durrieu, Responsable du Pôle Tourisme du Ministère 


 Ecouter RMC (aller à la minute 5'30


dimanche 25 janvier 2015

Satisfaction des clientèles touristiques en France

Restitution et conclusions de l'enquête


Une journée consacrée au compte rendu détaillé de l’étude auprès des professionnels du tourisme et du commerce, organisée par la Direction générale des entreprises, le 25 janvier 2016, afin de tirer tous les enseignements et d’orienter les actions futures de l’Etat et des professionnels. 

M. DURRIEU du MAEDI, M-O. BEAU de la DGE, L. ANDUREU de CCI France, S. DONNE de la DGE, O. HENRY-BIABAUD et E. MEUNIER de TCI Research
Les Assises du Tourisme organisées en juin 2014, prolongées par les travaux du Conseil de promotion du tourisme, ont mis en évidence la nécessité de faire de l’accueil touristique une priorité nationale. Sous l’impulsion de Laurent FABIUS, de nombreuses actions ont été initiées et réalisées suite à ces travaux, comme la facilitation des procédures de délivrance des visas, l’amélioration de la signalétique ou le développement des labels nationaux de qualité.
Le nouveau diagnostic dressé en 2015 par le cabinet TCI Research, à l’initiative de la Direction générale des Entreprises (DGE) du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique et de la Direction générale de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats du Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, confirme que les efforts des professionnels et les mesures prises par le Gouvernement depuis 2013 portent leurs fruits. Ce baromètre indépendant mesure la perception de la qualité de l’accueil et la satisfaction des clientèles touristiques en France, mis en place à la demande de l’Etat depuis 2011. Il évalue par ailleurs les écarts compétitifs les plus marquants, identifie les axes d’amélioration prioritaires et les atouts comparatifs de la France.
La dernière étude montre que la perception de l’accueil s’est améliorée pour les visiteurs interrogés, de même que la perception du rapport qualité/prix de l’offre française. Cette dynamique positive permet à la France de combler l’écart avec d’autres destinations d’Europe, même s’il reste toutefois des axes d’amélioration importants pour atteindre l’objectif fixé par Laurent FABIUS de 100 millions de touristes accueillis en 2020, notamment en matière d’accueil, d’investissement, de formation et de numérique.
Les principales évolutions favorables concernent les hébergements, la qualité de la restauration, les transports publics, la signalétique, l’accueil en général et plus particulièrement dans les sites et musées, ou encore l’efficacité du personnel dans les centres d’informations.


Cette étude confirme l’importance de l’accueil humain dans la satisfaction globale des touristes et l’intérêt de la démarche QUALITE TOURISMETM promue par l’Etat pour aider les établissements à améliorer la qualité d’accueil et de services, les établissements porteurs de cette marque bénéficiant en effet d’évaluations significativement meilleures.